Ibiza adore les symboles. Et s’il y en a un qui parle à toutes les générations de clubbers, c’est bien ce nom-là : Carl Cox. Pour l’été 2026, le mastodonte britannique reprend les commandes du dimanche à [UNVRS] Ibiza du 21 juin au 4 octobre. Mais au milieu d’une programmation déjà massive, une date écrase tout sur son passage : le 26 juillet, Carl Cox et David Guetta joueront pour la toute première fois ensemble en b2b all night long.

Oui, toute la nuit. Deux carrières monumentales, deux visions de la dance music, un seul booth.

Un choc de générations (et de styles)

Sur le papier, l’affiche intrigue. Carl Cox, architecte techno-house, pilier de Space Ibiza, marathonien du vinyle et des sets de 8 heures. David Guetta, figure mondiale, hitmaker planétaire, résident historique de l’île lui aussi. Les voir partager les platines, c’est presque un fantasme de forum devenu réalité.

Ce sera dans la Main Room de [UNVRS], chaque dimanche pilotée par Cox avec carte blanche artistique. La saison débutera le 21 juin et se clôturera le 4 octobre, avec deux autres all night long en solo pour l’ouverture et la fermeture. Le 13 septembre, place à une parenthèse disco avec Souldynamic, Dimitri From Paris et un b2b entre Cox et Louie Vega.

Au fil des 16 semaines, on croisera aussi Joseph Capriati, The Martinez Brothers, Chris Stussy, Dennis Cruz, Nicole Moudaber, Honey Dijon, Richie Hawtin, Alan Fitzpatrick, Sasha, Miss Monique ou encore Skepta. Une cartographie complète de la house et de la techno contemporaines.

Guetta à Ibiza : retour aux sources

Pour ceux qui l’auraient découvert à travers ses tubes radio, il ne faut pas oublier que David Guetta est un pur produit du clubbing. Avant les stades, il y avait les cabines. Avant les LED géantes, il y avait les Technics.

Petit rappel nostalgique avec cette vidéo d’époque au Space Ibiza, où Guetta jouait encore sur vinyle — une autre ère, une autre texture sonore, une autre manière de construire un set :

Le voir aujourd’hui revenir dans un contexte plus club, en face à face avec Carl Cox, donne à ce b2b une saveur particulière. Pas juste un coup marketing, mais un moment qui relie différentes strates de l’histoire d’Ibiza.

Ibiza, vraiment hors de prix ?

Autre point intéressant : les tarifs. Contrairement à l’image d’une île devenue inaccessible, les prix annoncés pour ces dimanches à [UNVRS] ressemblent finalement beaucoup à ceux d’une grosse soirée techno “late” dans un club majeur de la capitale française. On est sur des standards élevés, oui, mais plus vraiment déconnectés de ce qu’on paie déjà à Paris pour un line-up premium.
75€ avant 1h.

La différence ? Ici, c’est Ibiza. San Rafael. Un dimanche qui finit au lever du soleil. Et un b2b inédit entre deux titans.

En 2026, [UNVRS] aligne aussi Tiësto, Anyma, John Summit ou Jamie Jones en résidence. Mais le 26 juillet, tous les regards seront tournés vers cette cabine. Parce que parfois, l’histoire de la musique électronique avance par collision.

Et celle-ci pourrait bien faire trembler le dancefloor.