Présent lors du retour de la Techno Parade à Paris, Jack Lang n’avait pas été invité par Technopol. L’association organisatrice a tenu à prendre publiquement ses distances avec l’ancien ministre de la Culture, pourtant lié à l’histoire de l’événement.

Jack Lang est apparu dans le cortège de la Techno Parade samedi 19 septembre, lors du retour de l’événement dans les rues de Paris après deux années d’absence. L’ancien ministre de la Culture a ensuite partagé des images de sa présence sur ses réseaux sociaux, évoquant son « bonheur » de retrouver la manifestation.
English article.

Quelques heures plus tard, Technopol a publié un communiqué pour clarifier la situation. L’association précise que sa venue ne résultait « ni d’une invitation ni d’une démarche » de sa part. Elle reconnaît le rôle historique joué par Jack Lang dans la naissance de la Techno Parade, lancée en 1998, mais ajoute que cette histoire ne constitue pas un « blanc-seing pour le présent ». Technopol affirme également que l’ancien ministre « ne représente pas Technopol et ne saurait être associé à l’image ni aux valeurs de la Parade ».

Cette prise de distance intervient alors que Jack Lang est visé, avec sa fille Caroline Lang, par une enquête préliminaire du Parquet national financier ouverte en février 2026 pour « blanchiment de fraude fiscale aggravée ». Le PNF indique que l’enquête a notamment été ouverte après la publication de documents relatifs à Jeffrey Epstein et les révélations journalistiques qui ont suivi. Technopol a toutefois précisé ne pas vouloir commenter les faits relevant de la justice.

Une tribune de 1977 régulièrement rappelée

Au-delà de l’enquête actuelle, un autre épisode du passé de Jack Lang revient régulièrement dans le débat public. En janvier 1977, il faisait partie des signataires d’un texte publié dans Le Monde en soutien à trois hommes poursuivis pour « attentat à la pudeur sans violence sur des mineurs de quinze ans ». Le texte dénonçait notamment leurs trois années de détention provisoire et soutenait que les mineurs concernés avaient indiqué être consentants, tout en contestant le fait que la loi leur refuse une capacité de discernement concernant leur vie sexuelle. Jack Lang figure bien parmi les signataires du texte original.

Technopol ne fait pas référence à cette tribune de 1977 dans son communiqué. Son message porte sur la présence de Jack Lang à la Techno Parade 2026 et affirme surtout une séparation nette entre son rôle historique dans la création de l’événement et la manière dont l’association souhaite aujourd’hui représenter la Parade.